Elle avait laissé un trace de rouge à lèvre sur le filtre de sa Lucky Strike et sur le bort de son verre à vin. Elle ne disait mot , attendait patiemment que toi , tu daigne ouvrir la bouche. Toi et tes belles phrases vides de sens , toi et tes mots sans fonds toi et ta fuite , éternelle.
Tu savait qu'il n'y en avait plus pour longtemps , autour de vous les serveurs s'activait déjà à tout ranger.
Vous étiez bien les dernier.
Mais toujours les premier.
Et vous étiez beau , c'est bête à dire , vous étiez très beau.
Une gravure , un véritable tableau de maître , elle et ses yeux clair , toi et tes joues creuse.
Pourtant vous n'alliez pas bien ensemble , vous n'étiez pas fait pour vous accorder.
Vous juriez totalement , vous écrasant l'un l'autre comme elle s'appliquait toujours à écraser son mégot.
Son trench pendait lamentablement que ses épaules quand vous quittiez le restaurant , elle le sera à la taille , tu trouvais qu'elle ressemblais à Jane Birkin comme ça.
Mais tu n'avait pas la gueule de Gainsbourg.
Elle titubait un peu , se raccrochant à toi comme elle pouvait , les mains tremblantes , son briquet claquant toujours plus fort dans l'air , glacial par ailleurs.
Et putain ce que vous étiez beau avec vos air de rock star paumée.
Elle n'en était pas une elle pourtant. Elle en avait juste l'élégance , la nonchalance et cet air arrogant.
Tu avais toujours peur qu'elle te trompe , tu était jaloux de ses idoles un peu froissé.
Tu te méfiez de chaque mec un peu clash ,
de chaque jean serré ,
et de chaque pair de boots que tu entendais claquer derrière toi.
Ses talons s'enfonçait presque dans le pavé.
Elle parlait , tu l'écoutait.
Ou l'inverse.
mais tout ça ne menait à rien.
Vous parliez seulement futilement , égoïstement , de chose et d'autre sans jamais allez à l'essentiel.
Vous aviez peur , petits cons. Vous aviez peur de voir la vérité en face. Une vérité qui dépassait même l'entendement tellement elle était flagrante ; et pourtant.
Vous jouiez à ceux qui ne se rende pas compte.
Vous jouiez pour perdre.
Mais le jeux en valait la chandelles.
Effrayés , toujours , par l'avenir.
Effrayés par les année et le temps qui vous pressez toujours plus.
Se rendre enfin compte que vous n'êtes plus des adolescent , que vote vie , la vrai , celle qui cause les premières rides , celle qui vous force à grandir , vous l'aviez bien entamé.
Vous aviez changés , tout en imitant ce que vous auriez voulut rester.
et jamais tu ne lui aurais dit que tu l'aimait ,
Jamais elle n'aurait voulut l'entendre.
La réponse suffisait.
Même si il n'y avait pas de questions.
Elle te parlait de ses rêves en claquant la porte de son petit studio.
Tu t'asseyais sur un tabouret , toujours la même et tu la regardait allumer la dernière cigarette de son paquet en mettant un cd dans la chaîne.
Elle voulait voyager en de lointaine contrée.
Elle voulait découvrir le monde à sa manière.
Tu aurais tellement voulut les réaliser avec elle , ses rêves de conne.
Ce soir c'était Pete et David qui bercerait votre nuit.
Tu ne protesta pas , ici tu n'avait pas le choix.
Vivons rock'n'roll , ou ne vivons pas.
Toujours est il que tu n'appréciais ni Doherty ni Bowie.
Ils aurait était accessible elle t'aurais quitté pour eux.
Ceci expliquant cela.
Vous restiez un long moment en silence , tu la dévorez des yeux en voyant sa tête balancé aux rythme des guitares.
Elle voulait se coucher tôt , elle en avait marre de rater les cours , elle n'aurais jamais ses partiels si sa continuait !
Tu lui dit de ne pas s'inquiéter en regardant l'heure.
03 : 12.
Tu l'embrassas.